Alors que la plupart des solutions du marché se concentrent sur la détection et la réponse aux cyberattaques, la startup française DVID a choisi un tout autre chemin : former avant de réparer, prévenir avant de subir.
Née de l’expérience d’auditeurs en cybersécurité offensive, l’équipe fondatrice a rapidement compris qu’il ne suffisait plus d’installer des pare-feux ou des outils de supervision : il fallait donner aux ingénieurs et aux développeurs la capacité de penser comme des hackers pour mieux sécuriser les produits connectés.
« Nous avons voulu combler un vide entre la théorie et la pratique », explique l’un des cofondateurs. « Il n’existait pas de solution permettant d’apprendre la cybersécurité de manière concrète, sur du matériel réel. »
C’est ainsi qu’est née la plateforme DVID, un environnement e-learning immersif associant des modules de formation en ligne à une carte électronique IoT. Les utilisateurs apprennent à identifier les failles, à les exploiter… puis à les corriger. Une approche originale, à mi-chemin entre le jeu pédagogique et le laboratoire d’entraînement cyber, qui transforme la formation en expérience tangible.
Les cas d’usage sont multiples. Dans les écoles d’ingénieurs, DVID forme les étudiants à la sécurité des systèmes embarqués. Dans l’industrie, des acteurs comme Décathlon ou Orange utilisent la plateforme pour détecter les failles dès la conception de leurs objets connectés. Enfin, dans le domaine de la défense, la solution suscite l’intérêt de grands groupes comme Naval Group, dans un contexte de souveraineté numérique renforcée.
Pour les entreprises, le bénéfice est triple : réduction des risques de cyberattaques, internalisation des compétences clés et amélioration durable de la qualité des produits. En plaçant la connaissance au cœur de la protection, DVID s’impose comme un nouvel acteur de référence dans un secteur où la pédagogie devient un levier stratégique de résilience.

Une souveraineté numérique à reconstruire, un timing parfait pour agir.