Le Cyber Resilience Act (CRA) ne se limite pas à une nouvelle contrainte réglementaire. Il redéfinit les conditions d’accès au marché européen pour tout produit numérique. Sécurité by design, support
60–65 % : très technique, expert / 70–75 % : business spécialisé / 80–85 % : business accessible / 90 %+ : vulgarisation grand public
La réforme de la facturation électronique entre dans sa phase décisive. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Un an plus tard, au 1er septembre 2027, elles devront également les émettre obligatoirement en format électronique structuré.
La question n’est plus « si », mais « comment ». Et surtout : comment transformer cette contrainte réglementaire en levier de performance ?

Contrairement aux idées reçues, la réforme de la facturation électronique ne bouleverse pas les fondamentaux de votre comptabilité. Voici ce qui reste inchangé :
❌ Les règles de TVA ne changent pas – Les taux, les régimes et les déclarations restent identiques
❌ Les règles comptables ne changent pas – Vos obligations comptables demeurent les mêmes
❌ Les mentions obligatoires des factures ne changent pas – Les informations requises restent conformes au Code général des impôts
✅ Le canal de transmission devient obligatoire – Toutes les factures B2B doivent transiter par une plateforme agréée (PA)
✅ Les données remontent automatiquement – L’administration fiscale reçoit les informations de facturation en temps réel
✅ Le cycle de vie devient traçable – Chaque étape (dépôt, réception, validation, paiement) est enregistrée et suivie
En clair : la facture devient un flux structuré et interconnecté, plus un simple PDF envoyé par email.
📊 3,5 milliards € – Récupération de TVA en Italie
Le déploiement de la facturation électronique obligatoire suit un calendrier progressif pour permettre aux entreprises de s’adapter selon leur taille et leurs ressources.
| Date | Obligation | Entreprises concernées |
|---|---|---|
| 1er septembre 2026 | Réception de factures électroniques | Toutes les entreprises (TPE, PME, ETI, grandes entreprises) |
| 1er septembre 2026 | Émission de factures électroniques + e-reporting | Grandes entreprises et ETI |
| 1er septembre 2027 | Émission de factures électroniques + e-reporting | PME, TPE, micro-entreprises |
Le périmètre est extrêmement large. Sont concernées toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA :
« La facturation électronique est plus juste, car elle favorise une concurrence plus loyale. Elle est plus simple, car elle facilite la gestion et le suivi des factures. Et elle est plus efficace, car elle permet de réduire les délais de paiement et de sécuriser les échanges »
— Ministère de l’Économie français
La réforme repose sur deux piliers distincts qu’il est essentiel de bien comprendre pour anticiper vos obligations.
L’e-invoicing concerne l’émission et la réception de factures électroniques pour les transactions entre entreprises françaises assujetties à la TVA.
Fonctionnement :
L’e-reporting s’applique aux transactions qui ne relèvent pas de l’e-invoicing :
| Critère | E-invoicing | E-reporting |
|---|---|---|
| Périmètre | B2B France (entreprises françaises assujetties TVA) | B2C, international, opérations hors champ |
| Obligation | Émission et réception de factures électroniques structurées | Transmission de données de transaction et de paiement |
| Canal | Plateforme agréée obligatoire | Plateforme agréée obligatoire |
| Format | Factur-X, UBL, CII (norme EN 16931) | Données structurées (XML, API) |
| Fréquence | Temps réel (à l’émission) | Périodique (mensuelle ou trimestrielle selon régime TVA) |
➡️ Pré-remplissage automatique des déclarations de TVA grce aux données collectées en temps réel par l’administration fiscale.
L’un des piliers de la réforme repose sur l’agrément des plateformes de dématérialisation. En janvier 2026, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié la liste des 101 premières plateformes agréées (PA), avec une vingtaine d’autres en cours de validation.
Les plateformes doivent répondre à des exigences élevées :
✅ Hébergement en Union Européenne – Garantie de souveraineté des données
✅ Conformité RGPD – Protection des données personnelles et commerciales
✅ Certification ISO/IEC 27001 – Sécurité des systèmes d’information
✅ Audits annuels obligatoires – Contrôles réguliers de conformité par la DGFiP
✅ Exigences de traçabilité – Conservation des données pendant 6 ans minimum
✅ Interopérabilité – Capacité à échanger avec toutes les autres plateformes agréées
⚠️ Risque de retrait d’agrément en cas de non-conformité détectée lors des audits.
Attention : toutes les plateformes agréées ne s’adressent pas aux mêmes profils d’entreprises.
Beaucoup de dirigeants se concentrent sur le coût d’abonnement d’une plateforme agréée. Pour une TPE, il faut compter généralement quelques dizaines d’euros par mois selon le niveau d’automatisation souhaité.
Posez-vous plutôt ces questions :
💰 Combien coûte aujourd’hui le temps administratif consacré à la saisie, l’envoi et le suivi des factures ?
💰 Combien coûte la ressaisie comptable des factures papier ou PDF ?
💰 Combien coûte une erreur de TVA détectée lors d’un contrôle fiscal ?
💰 Combien coûte un retard d’encaissement dû à une facture perdue ou mal transmise ?
Les pays ayant déjà adopté la facturation électronique obligatoire ont constaté des résultats économiques probants :
| Pays | Année d’adoption | Bénéfices constatés |
|---|---|---|
| Italie | 2019 | Réduction de 20% du délai de paiement moyen, récupération de 3,5 milliards € de TVA |
| Mexique | 2014 | Augmentation de 14% des recettes fiscales, réduction de 80% des fraudes à la facture |
| Corée du Sud | 2011 | Économies estimées à 3 milliards $ par an pour les entreprises |
| Brésil | 2008 | Traitement de 50 milliards de factures électroniques par an, quasi-élimination de la fraude fiscale |
| En Italie, six ans après la réforme, le coût moyen de traitement comptable aurait baissé de près de 20 %. | ||
La facturation électronique n’est pas qu’un flux fiscal. C’est un levier d’automatisation qui permet de :
Au-delà de la conformité réglementaire, la facturation électronique ouvre des perspectives stratégiques en matière de gestion de trésorerie.
Grce aux plateformes agréées, vous disposez d’une visibilité complète sur l’état de vos factures :
Cette traçabilité temps réel permet :
📊 Une meilleure prédictibilité des encaissements – Anticipez vos flux de trésorerie avec précision
📊 Une optimisation des relances – Identifiez instantanément les factures en retard
📊 Une intégration avec les outils bancaires – Automatisez les rapprochements bancaires
📊 Des possibilités d’affacturage simplifié – La traçabilité facilite l’accès au financement court terme
Autrement dit : la donnée structurée devient un actif financier.
Les entreprises qui sauront exploiter ces données pourront :
La réforme de la facturation électronique est une opportunité, mais certaines erreurs peuvent compromettre votre transition.
Beaucoup d’entreprises attendent le dernier moment pour s’équiper. Résultat : saturation des plateformes, retards de mise en œuvre, stress inutile. Anticipez dès maintenant pour choisir sereinement votre solution.
Toutes les plateformes agréées ne se valent pas. Ne vous précipitez pas sur la première offre commerciale reçue. Comparez au moins 3 à 5 solutions adaptées à votre profil.
Le coût d’abonnement est important, mais ce n’est pas le seul critère. Évaluez également :
Une plateforme agréée mal intégrée à votre logiciel comptable peut créer plus de travail qu’elle n’en économise. Assurez-vous de la compatibilité technique avant de vous engager.
Votre expert-comptable est un acteur clé de cette transition. Il connaît vos processus, vos outils et vos besoins. Impliquez-le dès le début pour choisir une solution cohérente avec votre organisation.
La réussite de votre transition vers la facturation électronique repose sur une préparation méthodique et stratégique.
1. Vérifier votre situation dans l’annuaire DGFiP
📊 10 millions d’acteurs économiques concernés en France (Source: Ministère de l’Économie, 2026)
💰 3,5 milliards € de TVA récupérée en Italie la première année d’obligation (Source: Ministère de l’Économie italien, 2019)
⚡ 50 à 75% de réduction des coûts de traitement des factures (Source: Études sectorielles européennes, 2025-2026)
🇪🇺 101 plateformes agréées immatriculées en France (Source: DGFiP, janvier 2026)
Oui, absolument. Même les micro-entrepreneurs bénéficiant de la franchise en base de TVA sont concernés par l’obligation de réception des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, et par l’obligation d’émission au 1er septembre 2027. L’e-reporting s’applique également à eux pour leurs ventes B2C.
Pas nécessairement. De nombreux logiciels de facturation se mettent à jour pour intégrer une connexion directe avec les plateformes agréées. Vérifiez auprès de votre éditeur si une mise à jour est prévue. Dans le cas contraire, vous devrez soit changer de solution, soit utiliser la plateforme agréée en parallèle (avec ressaisie manuelle).
À partir du 1er septembre 2026, tous les assujettis à la TVA ont l’obligation de recevoir des factures électroniques. Le refus d’un client ne vous dispense pas de votre obligation d’émission. En cas de blocage persistant, vous devrez déposer votre facture sur votre plateforme agréée, qui se chargera de la transmission conforme.
Oui. Les factures électroniques ont la même valeur probante que les factures papier, à condition d’être conservées dans un système d’archivage électronique sécurisé pendant 6 ans minimum. Vous n’avez plus besoin d’imprimer et d’archiver physiquement vos factures.
Les sanctions prévues sont les suivantes :
Oui, la facturation électronique est une obligation légale qui s’impose à toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA. Mais c’est aussi bien plus que cela.
C’est une opportunité de :
✅ Normaliser vos flux – Uniformiser les processus de facturation dans toute l’entreprise
✅ Automatiser vos processus – Éliminer les tches manuelles à faible valeur ajoutée
✅ Rationaliser votre comptabilité – Simplifier la saisie et le rapprochement bancaire
✅ Affiner votre gestion de trésorerie – Améliorer la prédictibilité de vos encaissements
✅ Réduire vos coûts – Diminuer les frais de traitement de 50 à 75%
✅ Améliorer votre relation client – Offrir une meilleure traçabilité et transparence
La question n’est pas : « Comment subir la réforme ? »
Mais plutôt : « Comment en faire un accélérateur d’efficacité ? »
Les entreprises qui anticipent dès maintenant, qui choisissent intelligemment leur plateforme agréée, et qui intègrent cette transition dans une stratégie globale de digitalisation, seront celles qui tireront le meilleur parti de cette réforme.
Ne laissez pas cette obligation devenir une contrainte subie. Transformez-la en levier de performance pour votre entreprise.
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Advisor et Consultant auprès des dirigeants d'entreprise - Fondateur de GOWeeZ !
À partir de septembre 2026, toutes les entreprises françaises devront recevoir des factures électroniques. En 2027, elles devront aussi les émettre. Mais au-delà de l’obligation fiscale, cette réforme peut devenir un véritable levier de performance : automatisation, réduction des coûts, optimisation du BFR et meilleure visibilité sur la trésorerie. La question n’est plus « comment se conformer ? » mais « comment en faire un avantage stratégique ? ».
Fabrice Clément Tweet